gencives,  langue,  maladies,  news,  relation patient dentiste

Bouche sèche, yeux qui brûlent, fatigue : et si c’était cette maladie méconnue ?

Danièle, 65 ans, n’avait jamais eu une seule carie de toute sa vie. En quelques mois, elle en a accumulé une dizaine. Quand elle est venue me consulter, un détail m’a immédiatement alertée : sa bouche était anormalement sèche. « Avez-vous souvent besoin de boire ? » Sa réponse a été immédiate : tout le temps.

Une bouche qui colle au palais, des yeux qui brûlent, une fatigue qui ne cède jamais au repos… On met si facilement ces signes sur le compte de l’âge ou de la ménopause qu’on passe parfois des années à côté de la vérité. Pourtant, ils peuvent révéler une maladie auto-immune méconnue, qui touche presque exclusivement les femmes : le syndrome de Gougerot-Sjögren. https://www.afgs-syndromes-secs.org/

En tant que chirurgien-dentiste, je suis parfois la première à la suspecter — parce que tout commence souvent dans la bouche. C’est de ce lien inattendu que je veux vous parler aujourd’hui.

Aujourd’hui, le syndrome de Gougerot de Danièle a atteint sa bouche, ses yeux et son foie. Au quotidien, vivre avec une bouche sèche est une épreuve permanente :

  • sa langue colle au palais ;
  • les aliments adhèrent et manger devient difficile, au point que le goût lui-même se trouve altéré ;
  • en l’absence de salive, les petites blessures dans la bouche sont fréquentes ;
  • les caries se multiplient, et je dois la revoir souvent ;
  • je m’efforce de préserver à tout prix l’intégrité de ses dents, car aucun appareil ne serait possible ;
  • ses dents s’usent et se fragilisent plus vite, privées de la protection naturelle de la salive ;
  • elle ne se déplace jamais sans sa bouteille d’eau.

Côté yeux, la sécheresse oculaire l’oblige à utiliser un collyre plusieurs fois par jour.

Je l’ai orientée vers des spécialistes à Bordeaux. Mais les traitements restent limités — et c’est, presque exclusivement, une maladie féminine. Nous y reviendrons en fin d’article.

Les yeux brûlent, la bouche est pâteuse, la fatigue ne passe pas. Ces plaintes, souvent balayées d’un revers de main, peuvent être les premiers signes d’une maladie auto-immune systémique : le syndrome de Gougerot-Sjögren. Une pathologie qui met en moyenne plusieurs années à être diagnostiquée — et qui mérite bien mieux que l’indifférence.

Qu’est-ce que le syndrome de Gougerot-Sjögren ?

Le syndrome de Gougerot-Sjögren (SGS) est une maladie inflammatoire chronique auto-immune caractérisée par l’infiltration des glandes exocrines — principalement les glandes lacrymales et salivaires — par des lymphocytes[3]. En conséquence, la production de larmes et de salive diminue, générant
un « syndrome sec » aux répercussions quotidiennes souvent intenses.

La maladie peut rester limitée aux glandes (forme primitive) ou se développer dans le contexte d’une autre pathologie auto-immune comme la polyarthrite rhumatoïde, le lupus ou la sclérodermie (forme secondaire)[4].

À retenir

Le SGS est la 2e maladie auto-immune systémique la plus fréquente en France après la polyarthrite rhumatoïde[7]. Elle touche entre 50 000 et 200 000 personnes selon les estimations, les difficultés diagnostiques rendant le chiffrage délicat.

facteurs clés dans le syndrome de Gougerot


Pourquoi cette maladie auto-immune touche surtout les femmes ?


La prédominance féminine est l’une des caractéristiques les plus frappantes du syndrôme de Gougerot : les femmes représentent 90 à 95 % des cas, avec une fréquence particulièrement marquée après la ménopause[4]. Cette disproportion, commune à la plupart des maladies auto-immunes, s’explique par plusieurs hypothèses :

Facteurs infectieux : des virus (notamment EBV, HCV) pourraient constituer un déclencheur chez des individus génétiquement prédisposés[14].

Facteurs hormonaux : les œstrogènes modulent la réponse immunitaire. Leur chute à la ménopause pourrait fragiliser la tolérance immunitaire et favoriser les réactions auto-immunes[1].

Facteurs génétiques : certains gènes liés au chromosome X semblent jouer un rôle dans la régulation immunitaire, expliquant en partie la vulnérabilité féminine[18].

âge et maladie de Gougerot

La triade classique : trois signaux à ne pas manquer

La présentation clinique la plus typique associe trois symptômes qui constituent une porte d’entrée dans la maladie dans environ 30 % des cas[8] :

3 signaux importants dans la maladie de Gougerot

Les symptômes du syndrome de Gougerot à reconnaître

1. La sécheresse oculaire

C’est souvent le premier signe alertant. La patiente décrit une sensation de sable ou de corps étranger dans les yeux, des brûlures, une intolérance à la lumière et une difficulté à regarder les écrans prolongés. Les conjonctives peuvent être rouges et enflammées. Rarement, des ulcérations de la cornée peuvent apparaître[6].

2. Bouche sèche persistante : un signe clé

La diminution de la salive se traduit par une bouche pâteuse, des difficultés à avaler les aliments secs (le pain « colle »), l’obligation de boire nuit et jour, des brûlures buccales et des aphtes répétés[14] https://www.sourire-sante-le-lien-inattendu.fr/comment-apaiser-rapidement-un-aphte/. À terme, les caries s’accélèrent et les dents peuvent se fragiliser, ce qui amène souvent à consulter le dentiste en premier lieu.

3. La sécheresse génitale et cutanée

Fréquemment banalisée, la sécheresse vaginale est une atteinte fréquente du syndrôme de Gougerot chez la femme, distincte de la ménopause. La peau peut également être sèche et desquamer. Des épisodes de phénomène de Raynaud (doigts blancs au froid) sont possibles[12].

4. La fatigue invalidante

C’est le symptôme qui retentit le plus sur la qualité de vie professionnelle. Elle est décrite comme une fatigue de fond, permanente, semblable aux courbatures d’une grippe installée — qui ne cède pas au repos[14].https://www.sourire-sante-le-lien-inattendu.fr/inflammation-sante-dentaire-et-bien-etre-mental/

5. Les douleurs articulaires et musculaires

Des douleurs diffuses, en particulier au niveau des mains (type polyarthrite dans 50 % des cas), peuvent inaugurer la maladie ou s’y associer[12]. Elles contribuent à l’errance diagnostique, orientant parfois à tort vers une fibromyalgie.

6. Le gonflement des parotides

La parotidite — gonflement douloureux des glandes salivaires situées sous les oreilles — est un signe caractéristique qui doit faire évoquer le SGS. Des épisodes répétés constituent un facteur de risque de complications sévères et doivent alerter le médecin[6].

Les manifestations extra-glandulaires : quand le syndrôme va plus loin

Chez environ deux tiers des patients, la maladie dépasse les glandes et touche d’autres organes[6]. Ces manifestations systémiques — qui n’ont pas de parallélisme avec l’intensité du syndrome sec — comprennent :

  • Atteinte pulmonaire : bronchectasies, pneumopathie interstitielle
  • Atteinte rénale : néphrite tubulo-interstitielle (environ 5 % des cas)
  • Neuropathies sensitives périphériques
  • Vascularite et purpura
  • Lymphome B non hodgkinien (risque multiplié par 15 à 20)[16]

Pourquoi le diagnostic est souvent tardif ?

Le début de la maladie est insidieux et mono-symptomatique dans la grande majorité des cas[17]. La sécheresse peut être mise sur le compte du vieillissement, de la ménopause ou d’un traitement médicamenteux. La fatigue chronique n’est pas spécifique. Et le SGS reste méconnu même de certains professionnels de santé.https://www.sourire-sante-le-lien-inattendu.fr/surmonter-un-traumatisme-medical-cles-et-temoignage/

Résultat : les patientes errent parfois 5 à 7 ans entre différents spécialistes avant d’obtenir le bon diagnostic[5,14]. L’AFGS (Association Française du Gougerot-Sjögren) milite activement pour raccourcir ces délais par la formation des professionnels de santé.

Quand consulter en cas de symptômes ?

Aucun test unique ne suffit : le diagnostic repose sur un faisceau d’arguments cliniques, biologiques (anticorps anti-SSA/SSB), fonctionnels et histologiques[15,19]. Les spécialistes de référence sont le chirurgien-dentiste , le rhumatologue et le médecin interniste, qui coordonneront ensuite l’ophtalmologue, le gynécologue et d’autres selon les atteintes. Même problème avec Parkinson : https://www.sourire-sante-le-lien-inattendu.fr/parkinson-et-bouche-signes-buccaux/

Il n’existe pas de traitement curatif à ce jour, mais les thérapeutiques symptomatiques permettent d’améliorer significativement la qualité de vie : larmes artificielles, substituts salivaires, pilocarpine, hydroxychloroquine pour les atteintes articulaires, corticoïdes et immunosuppresseurs pour les formes viscérales[13]. Des essais cliniques prometteurs sont en cours, notamment avec le nipocalimab[1].


Et vous, sauriez-vous reconnaître les premiers signes ?

Question 1 — Qui le syndrome de Gougerot-Sjögren touche-t-il majoritairement ?

  • A) Les hommes après 60 ans
  • B) Les femmes, surtout après la ménopause ✅
  • C) Les enfants et adolescents

Les femmes représentent 90 à 95 % des cas, avec une fréquence marquée après la ménopause.

Question 2 — Quels sont les trois signes de la « triade » classique ?

  • A) Fièvre, toux, maux de tête
  • B) Sécheresse des yeux, sécheresse de la bouche et fatigue ✅
  • C) Douleurs au dos, vertiges et nausées

Cette triade — yeux secs, bouche sèche, fatigue — est la porte d’entrée dans la maladie dans environ 30 % des cas.

Question 3 — Pourquoi les caries se multiplient-elles dans cette maladie ?

  • A) À cause d’une consommation excessive de sucre
  • B) Parce que le manque de salive prive les dents de leur protection naturelle ✅
  • C) Parce que la maladie attaque directement l’émail

La salive protège les dents ; sans elle, les caries s’accélèrent et les dents se fragilisent.

Question 4 — De quel type de maladie s’agit-il ?

  • A) Une maladie infectieuse contagieuse
  • B) Une maladie auto-immune ✅
  • C) Une simple conséquence du vieillissement

Le système immunitaire s’attaque par erreur aux glandes qui produisent les larmes et la salive.

Question 5 — Combien de temps s’écoule souvent avant le bon diagnostic ?

  • A) Quelques jours
  • B) Quelques semaines
  • C) Cinq à sept ans ✅

Le début est insidieux et les symptômes sont banalisés, d’où une longue errance entre spécialistes.

Question 6 — Quel professionnel est souvent le premier à repérer les signes ?

  • A) Le cardiologue
  • B) Le chirurgien-dentiste ✅
  • C) Le dermatologue

Parce que la bouche est souvent le premier endroit où l’équilibre se fragilise.

Question 7 — Le gonflement de quelles glandes peut alerter le médecin ?

  • A) Les glandes parotides, situées sous les oreilles ✅
  • B) La glande thyroïde
  • C) Les glandes surrénales

Une parotidite à répétition est un signe caractéristique qui doit faire évoquer la maladie.

Question 8 — Existe-t-il aujourd’hui un traitement qui guérit la maladie ?

  • A) Oui, un traitement curatif existe
  • B) Non, mais des traitements soulagent efficacement les symptômes ✅
  • C) Non, et rien ne peut être fait

Larmes artificielles, substituts salivaires, pilocarpine… améliorent nettement la qualité de vie, et des essais sont en cours.

Références scientifiques

  1. LeMedecin.fr. Syndrome de Gougerot-Sjögren : Guide Complet 2025. Janvier 2026. Sources citées : Felten R. (2023–2024) ; Chaouki F., Revue Algérienne d’Allergologie (2023).
  2. Wikipédia. Syndrome de Gougerot-Sjögren. SNFMI : prévalence < 1/10 000.
  3. EM-Consulte. Syndrome de Gougerot-Sjögren primitif. Prévalence estimée 0,02–0,1 %.
  4. NéoSanté Éditions. Le syndrome sec. Prédominance féminine 90–95 %, surtout post-ménopause.
  5. Médecine/Sciences (INSERM/Servier). Vers une médecine de précision. Fév. 2022. Prévalence 0,1–0,4 %, pic d’incidence 55–65 ans, diagnostic retardé de plusieurs années.
  6. SNFMI. Gougerot-Sjögren (syndrome de). Femmes 10× plus touchées ; signes extraglandulaires chez 2/3 des patients.
  7. ScienceDirect. Syndrome de Gougerot-Sjögren et co-morbidités dans une série de 41 patients. Revue du Rhumatisme, 2019. 2e collagénose après la PR.
  8. ScienceDirect. Quand penser à un syndrome de Sjögren primitif ? Prédominance féminine 9/1, pic vers 50 ans, 15 % diagnostiqués avant 35 ans.
  9. ScienceDirect. Myosites à inclusions associées au SGS. Revue du Rhumatisme, 2023.
  10. Fondation pour la Recherche Médicale (FRM). Qu’est-ce que le syndrome de Gougerot-Sjögren ? 50 000–200 000 malades en France, 90 % de femmes.
  11. SNFMI / LeMedecin.fr. Risque de lymphome estimé à 5 % sur la vie entière, multiplié par 15–20 vs population générale.
  12. Elsan. Syndrome de Gougerot-Sjögren : symptômes, traitements et prévention. Arthralgies, Raynaud, atteinte génitale.
  13. FAI²R. Syndrome de Gougerot-Sjögren : les réponses à vos questions. Anticorps anti-SSA/SSB, traitements symptomatiques.
  14. France Assos Santé. Connaissez-vous le syndrome de Gougerot-Sjögren ? Jan. 2026. Errance diagnostique, triade fatigue-sécheresse-douleur.
  15. ScienceDirect. Critères diagnostiques du syndrome de Gougerot-Sjögren. Critères ACR/EULAR, biopsie glandes salivaires.
  16. LeMedecin.fr. Signes d’alarme lymphome : ganglions, fièvre, amaigrissement.
  17. AFGS. Syndrome de Gougerot-Sjögren. Début insidieux, errance fréquente.
  18. DeuxièmeAvis.fr. Syndrome de Gougerot-Sjögren, définition et avis de spécialistes. Facteurs hormonaux et génétiques.
  19. La Rhumatologie pour Tous. Comment diagnostiquer le syndrome de Sjögren ? Critères cliniques et paracliniques.

Article rédigé à titre informatif — ne remplace pas un avis médical.

En cas de symptômes évocateurs, consultez un rhumatologue ou un médecin interniste.
Mais n’oubliez pas : le chirurgien-dentiste est souvent le premier à pouvoir détecter les signes précoces, à travers les manifestations buccales.

Conclusion

Le syndrome de Gougerot-Sjögren ne commence pas toujours par un grand signal d’alarme.
Il commence souvent doucement. Par une bouche un peu sèche. Des yeux un peu irrités.
Une fatigue qu’on banalise.

Et pourtant… le corps parle.

En tant que chirurgien-dentiste, j’ai parfois été la première à suspecter cette maladie.
Parce que la bouche est souvent le premier endroit où l’équilibre se fragilise.

Apprendre à écouter ces signes, c’est déjà prendre soin de soi.

Je tiens profondément à aider les patientes que je suis. Avec mes moyens de dentiste et mes connaissances en endobiogénie, j’arrive souvent à les soulager en partie. Mais parfois, un mieux durable demande aussi l’éclairage d’autres professionnels : médecine traditionnelle chinoise, ostéopathie, kinésithérapie, psychothérapie, nutrition, ou autres approches complémentaires adaptées à chaque situation.

Mise à jour 06/2026 : des pistes de traitement

1/ Axe solide : le lien intestin–Gougerot (références Sjöström 2021, Mendez 2020).

Plusieurs études récentes confirment qu’il existe bien un lien mesurable entre perméabilité intestinale et syndrome de Gougerot primaire (pSS).

L’étude de référence est celle de Sjöström et al. (2021), les chercheurs ont montré que la perméabilité intestinale est augmentée chez les patients atteints de Gougerot primaire, et l’inflammation de la paroi intestinale Les auteurs concluent que dans le pSS, la « fuite » intestinale pourrait être due à une attaque auto-immune directe sur la paroi intestinale. ScienceDirectPubMed Central

À cela s’ajoute une étude espagnole (Mendez et al., 2020) : le microbiote intestinal des patients pSS diffère par rapport aux témoins sains, avec une diversité et une richesse plus faibles= une dysbiose. nih

Références pour votre article :

  • Sjöström B et al. Increased intestinal permeability in primary Sjögren’s syndrome and multiple sclerosis. J Transl Autoimmun. 2021;4:100082. (PMID: 33506194)
  • Mendez R et al. Connection between the Gut Microbiome, Systemic Inflammation, Gut Permeability and FOXP3 Expression in Patients with Primary Sjögren’s Syndrome. Int J Mol Sci. 2020;21(15). (PMC7699261)

2/ Le bouillon d’os : une revue Mayo Clinic en 2025

le bouillon d’os contient des acides aminés (glutamine, glycine, proline, histidine, arginine) et des minéraux (Ca, P, K, Mg, Zn) bénéfiques, et les bénéfices documentés pour ses composants soutiennent l’amélioration de la santé intestinale, atténuent l’inflammation de la barrière intestinale et améliorent la fonction de la barrière intestinale, en particulier dans les maladies inflammatoires de l’intestin. Springer

Bien que les mécanismes théoriques du bouillon d’os soient biologiquement plausibles, les preuves scientifiques robustes confirmant que le produit alimentaire entier guérit l’augmentation de la perméabilité intestinale chez l’homme restent limitées. La majorité des recherches montrant des effets positifs sur la barrière intestinale portent sur des composants isolés, comme la L-glutamine. Les essais cliniques ont montré qu’une supplémentation en glutamine à haute dose, dépassant souvent 30 grammes par jour, peut réduire significativement la perméabilité intestinale. La concentration de glutamine dans une tasse de bouillon est bien plus basse — d’où la prudence à garder sur les promesses thérapeutiques.

aucune étude n’a testé spécifiquement le bouillon d’os dans le Gougerot. L’extrapolation se fait depuis les MICI (maladies inflammatoires de l’intestin).

https://www.jarmino.fr/collections/bouillon-dos

Référence :

  • Matar A, Abdelnaem N, Camilleri M et al. Bone Broth Benefits: How Its Nutrients Fortify Gut Barrier in Health and Disease. Dig Dis Sci. 2025. (PMID: 40180691)

3/ Le shiatsu : niveau de preuve faible, mais pistes adjacentes

il n’existe aucune étude clinique du shiatsu spécifiquement dans le syndrome de Gougerot. La revue systématique de référence (Robinson, Lorenc & Liao, 2011, BMC Complementary and Alternative Medicine) conclut que les preuves s’améliorent en quantité, qualité et rapportage, mais davantage de recherche est nécessaire, en particulier pour le shiatsu, où les preuves sont pauvres. L’acupression peut être bénéfique pour la douleur, les nausées et vomissements, et le sommeil. PubMed

4/ Acupuncture dans le Gougerot :

un essai contrôlé randomisé a été enregistré (NCT02691377, Chine) pour évaluer son effet sur les symptômes. Cette étude serait le premier essai pilote contrôlé randomisé d’acupuncture pour atténuer les symptômes du pSS avec un suivi relativement long, et pourrait offrir une nouvelle option pour traiter le pSS. nih

5/ Toucher thérapeutique en général :

la méta-analyse de Packheiser et al. parue dans Nature Human Behaviour en 2024 conclut à des bénéfices physiques et mentaux mesurables des interventions par le toucher — ce qui constitue un cadre scientifique légitime pour parler du shiatsu en termes de qualité de vie, sans le présenter comme un traitement de la maladie.

5 commentaires

  • MURIEL ERBETTI

    👉 Quel plaisir de lire ce type d’article ! Cette façon de relier la bouche au reste du corps fait vraiment écho à une vision globale, presque “énergétique” du fonctionnement humain. On sent qu’il y a une vraie profondeur derrière 👍. Et c’est vrai de plus que certains symptômes décrits sont assez fréquents à la ménopause… ça mérite d’y prêter attention et de se faire suivre régulièrement.

  • Theys

    Merci pour cet article très clair et utile pour repérer ce syndrome tellement invalidant! Grâce à cet article je serai mieux en mesure de repérer les signes et accompagner les personnes touchées par ce syndrome!
    En naturopathie pour tout ce qui est pathologie auto immune on regarde l’intégrité de la paroi intestinale souvent très altérée et la complémentation en oméga 7 pour la réhydratation profonde des muqueuses aide bien aussi, entre autres évidemment! De ton côté as tu recours à des remèdes naturels pour ce syndrome?

Laisser un commentaire